Source : ‘Jacopo Peri: L’Euridice’; ensemble Les Arts baroques; dir. Mireille Podeur; Maguelone 98 (1993).
Vostro Regina, fia contanto alloro
Qual forse ancor non colse Atene, o Roma,
Fregio non vil su l’onorata chioma
Fronda Febea fra due corone d’oro.
Tal per voi torno, e con sereno aspetto
N’e Reali Imenei m’adorno anch’io,
E su corde più liete il canto mio
Tempro al nobil cor dolce diletto…
(La Tragédie.
Ainsi votre couronne, ô Reine, sera telle
Que jamais encore n’en cueillirent Athènes ni Rome,
Digne ornement sur votre chevelure honorée,
Rameau phébéen entre deux couronnes d’or.
Ainsi pour vous je reviens, et sous un aspect plus serein
Moi aussi je me pare pour de royaux hyménées,
Et sur des notes plus joyeuses j’accorde mon chant
Pour le plus doux plaisir des cœurs nobles…)