Source musicale : ‘Anthoine Boesset : Je meurs sans mourir’ ; Le Poème Harmonique ; dir. Vincent Dumestre ; Alpha ‘Ut pictura musica’ 057 (2004).
Composé sur le rythme de la zarabanda, danse sensuelle originaire d’Espagne ou d’Amérique latine, cet air anonyme est l’un des uniques vestiges du Ballet de la reine, dansé au Louvre le 31 janvier 1609 ; ce fut au cours des répétitions de ce ballet que Henri IV fut ébloui par l’une des douze nymphes dansantes, Charlotte-Marguerite de Montmorency, et ressentit les prémices d’une ardente et hasardeuse passion.
Vivent en ces doux passe-temps,
Et par de si chastes plaisirs
Bannissent tous autres desirs.
La dance, la chasse, & les bois,
Nous rendent exemptes des lois
Et des miseres dont l’Amour
Afflige les cœurs de la Cour…