Le 1er mars 1562 marque traditionnellement le début de ce que l’on a coutume d’appeler les guerres de Religion. Ce jour là, une troupe catholique menée par le duc de Guise massacre des fidèles protestants à Wassy en Champagne, provoquant un cycle de guerres civiles qui ensanglantent le royaume de France durant les quatre décennies suivantes.
La première guerre, déclenchée par les événements de Wassy et d’autres massacres, notamment à Sens et Cahors, commence véritablement avec la prise d’armes de Condé, porté à la tête du parti huguenot. Ses troupes enlèvent de très nombreuses villes, tant au sud du royaume (Valence, Grenoble, Nîmes, Montpellier, Béziers, Montauban, Castres…) que plus au nord (Lyon, Tours, Blois, Caen, Dieppe, Rouen où le père d’Henri, Antoine de Bourbon, est tué). Par ses caractéristiques, cette guerre préfigure toutes les autres : les batailles rangées sont extrêmement rares et les combats se limitent pour l’essentiel à des sièges de villes et à quelques escarmouches. La seule bataille d’envergure, livrée à Dreux le 19 décembre 1562, est remportée par les troupes catholiques de François de Guise. L’édit de pacification d’Amboise, signé le 19 mars 1563, clôt cette première guerre et offre aux belligérants un répit de plus de quatre ans.