L’avènement de la paix est scellé par un projet de mariage entre Marguerite de Valois, la sœur du roi, et Henri de Navarre, chef des réformés. Les noces tournent au massacre lors de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) qui se prolonge en province dans des villes comme Orléans, Tours, Lyon, Troyes, Bourges, Rouen, Bordeaux et Toulouse. Au total, ce sont sans doute près de 10 000 victimes protestantes. Le choc est terrible pour les huguenots dont les effectifs s’effondrent de près de moitié entre 1560 et 1580. Leur encadrement militaire est décimé, puisque nombre de capitaines avaient accompagné le jeune Henri de Navarre à Paris, pour finalement y trouver la mort. Les hostilités reprennent avec le siège de La Rochelle, qui résume à lui seul la quatrième guerre. Pendant près de huit mois, le frère du roi, Henri, duc d’Anjou et futur Henri III, campe devant les murs de la ville sans parvenir à y pénétrer. Henri de Navarre participe au siège dans le camp de ses ennemis d’hier, suite à son abjuration lors de la Saint-Barthélemy. Au comble de l’épuisement et malgré les secours anglais, les Rochelais doivent leur vie sauve à l’élection du duc d’Anjou au trône de Pologne. Ce dernier est contraint de lever le siège. Les négociations de paix s’engagent et aboutissent à la signature de l’ édit de Boulogne, en juillet 1573.